Nous vous avons présenté dans notre dernier numéro une R4 GTL groupe A d’époque, qui était une ancienne voiture officielle Renault Sport. Mais savez-vous qu’une infime frange de fondus de rallye et de 4L courent encore aujourd’hui avec notre auto préférée ? Et en championnat officiel s’il vous plait ! José Sanchez et sa GTL de 1983, homologuée en groupe F2000, est de ceux-là.
Texte et photos Jérémie Verdier
On ne peut pas dire que la 4L ait été largement utilisée en rallye, loin de là. En raid, elle a écumée les pistes défoncée du monde entier, mais en rallye… Sans doute est-ce la destinée d’une petite populaire par définition limitée en performance ? Mais tout de même, Renault Sport, par l’intermédiaire de Ratier Compétition, a permis l’homologation en groupe A d’une petite vingtaine de GTL (voir 4L mag n°25), preuve que la voiture possède un certain potentiel. José Sanchez, lui, n’a pas réfléchi longtemps. Passionné de rallye mais aussi de 4L, il assiste il y a une quinzaine d’année à une épreuve dans laquelle court Jacky Cesbron et sa GTL groupe A « Ratier » (voir 4L mag n°7). C’est une véritable révélation et sa décision est prise, il courra lui aussi en rallye, et avec une 4L !
La meilleure base ?
Il se met en quête d’une base, une GTL en l’occurrence, qui avec sa cylindrée et son vilebrequin à cinq paliers, est celle qui offre le plus gros potentiel de préparation. De plus, le moteur « Cléon fonte » est depuis longtemps décliné à toutes les sauces, sa version la plus puissante en atmo étant le 1397 cm3 de 93 chevaux de la R5 Alpine. Augmenter la puissance de ce bloc de façon substantielle est donc possible sans dépenser des fortunes. Il désire cependant rester dans la classe de cylindrée de la voiture, c’est-à-dire les moins de 1150 cm3. D’abord homologuée en groupe F, cette GTL de 1983 concours aujourd’hui en groupe F2000, suite à la suppression par la FFSA du premier nommé, jugé trop permissif. Nous n’allons évidemment pas détailler le règlement du groupe F2000, mais citons les grandes lignes pour bien cerner les choix de la préparation. Le bloc doit être d’origine, de même que les ancrages moteur-boîte et de suspension. Grosso modo, la caisse a droit à peu de modifications. Voilà qui donne le ton. Bien sûr, le F2000 est divisé en plusieurs classes de cylindrée, sinon, c’est pas du jeu ! Précisons enfin que José écume les rallyes nationaux et régionaux se déroulant dans le sud-est depuis douze ans, et qu’il ne compte pas s’arrêter là puisque la 4L est homologuée telle quelle, ou peu s’en faut, jusqu’en 2019 ! Et lorsque l’on cherche à savoir combien de pilotes ont choisi comme lui la 4L, il répond qu’à sa connaissance, ils ne sont que deux ! La ténacité et la passion de José sont donc à saluer ! [...]
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